Un assistant qui lit tous les dossiers du cabinet
Un cabinet d'avocats brûlait des heures à fouiller ses propres archives. On a construit un assistant qui répond sur leurs contrats et précédents, sources à l'appui.
Détails anonymisés et adaptés pour des raisons de confidentialité.
Le problème
Un cabinet d’une trentaine de personnes. Quinze ans d’archives, des milliers de dossiers, contrats, conclusions, jugements. Tout est là, quelque part, sur le serveur de fichiers et dans la GED.
Le problème n’est pas l’information manquante, c’est de la retrouver. Un avocat qui cherche comment le cabinet a traité une clause de non-concurrence il y a trois ans doit se souvenir du nom du client, du dossier, ou demander à celui qui y a travaillé. On a chronométré quelques recherches typiques : 25 à 40 minutes pour retrouver un précédent interne, parfois sans le trouver du tout. Sur toute l’équipe, ça fait plusieurs heures facturables par semaine perdues à fouiller des dossiers.
Ce qu’on a construit
Un assistant RAG qui indexe les documents du cabinet et répond aux questions en langage naturel, toujours avec les passages sources cités.
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Ingestion des dossiers - Connecté à la GED et au serveur de fichiers, texte extrait (y compris les PDF scannés via OCR), découpé et indexé vectoriellement. Mises à jour incrémentales : un dossier nouvellement classé est consultable le lendemain.
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Recherche par le sens, pas par mots-clés - On peut demander “a-t-on déjà plaidé la rupture abusive d’un contrat à durée déterminée dans l’horeca” et obtenir les dossiers pertinents, même si personne n’a jamais écrit ces mots exacts.
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Réponses sourcées, jamais inventées - Chaque réponse renvoie aux extraits exacts et au document d’origine, cliquables. Si l’assistant n’a rien de fiable, il le dit au lieu de meubler. Pas de jurisprudence hallucinée.
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Cloisonnement des accès - Les droits de la GED sont respectés : un avocat ne voit que les dossiers auxquels il a droit. Tout reste hébergé en Europe, rien ne fuit vers un modèle public non maîtrisé.
Le résultat
- Retrouver un précédent : de 30 minutes à moins de 2. L’avocat demande, lit les extraits, ouvre le document source.
- Plusieurs heures facturables récupérées par semaine sur l’équipe, du temps passé sur le fond plutôt qu’à chercher.
- Le savoir du cabinet ne vit plus dans une seule tête. Les dossiers d’un associé parti restent exploitables.
- Une intégration plus rapide des nouveaux : ils interrogent quinze ans de pratique au lieu d’interrompre les seniors.
- Zéro réponse inventée observée pendant la recette, grâce au sourcing systématique.
La stack
- Embeddings et recherche vectorielle pour le sens, reranking pour la pertinence
- LLM en mode RAG strict : il ne répond qu’à partir des documents retrouvés
- OCR sur les scans pour que rien ne reste hors de l’index
- Hébergement et traitement en Europe, droits d’accès GED respectés
- Synchronisation incrémentale automatique, pas de réindexation complète